Pascal Paoli, le père de la nation

Après des années d’exil en Italie, où il s’imprègne des idéaux des Lumières, Paoli revient en Corse pour mener son peuple vers l’indépendance. En 1755, il fonde une république avant-gardiste souvent considéré comme la première Constitution démocratique moderne au monde, inspirant des penseurs comme Jean-Jacques Rousseau et des figures de la Révolution américaine.  Sous son gouvernement, Corte devient la capitale intellectuelle et politique de l’île. C’est ici, au sommet de la citadelle qui surplombe la confluence de la Restonica et du Tavignano, que Paoli fonde l’Université de Corse en 1765, visant à former une élite nationale et à éclairer le peuple. Son règne d’indépendance, marqué par la création d’une administration, d’une justice, et même d’une monnaie, prend fin tragiquement en 1769. Gênes, ruinée, vend l’île à la France en secret. La résistance corse est entravée par les troupes du Roi Louis XV lors de la bataille décisive de Ponte Novu, un lieu de mémoire dans la vallée du Golo où le courage des hommes de Paoli ne put rien contre la supériorité militaire française. Contraint à un second exil, Paoli se retire à Londres où il est accueilli en héros par les figures politiques anglaises..